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30/05/2007

POUR PENETRER EN BIELORUSSIE, N'OUBLIEZ PAS LA CAPOTE

 

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 Des automobilistes venant de Pologne n'en sont toujours pas revenus... Au moment de passer la frontière biélorusse, ils furent refoulés, non pas pour défaut de visas ou de passeports. Non, plus prosaïquement, pour ne pas avoir mis dans leur trousse de toilettes... des préservatifs !

Au poste frontière de Terespol, entre la Pologne et la Biélorussie, les douaniers bielorusses font du zèle. Papiers du véhicules, passeports, visas et trousse d'urgence avec préservatifs... Et c'est ainsi, qu'à défaut de présenter ce fameux sésame - le préservatif!-  les automobilistes se voient interdire l'entrée de cette ex-république soviétique. Les douanes polonaises confirment cette interdiction affirmant même que de nombreux cas se sont produits la semaine dernière...

Ce zèle sanitaire très particulier ne semble pas venir d'une décision légale de la Biélorussie. L'ambassadeur de Biélorussie à Varsovie a démenti catégoriquement que ce zèle émanait de l'Etat. Pourtant, les Russes de l'enclave de Kaliningrad, ne peuvent pas passer la frontière sans préservatifs dans la trousse d'urgence ... de leur voiture. Car, on sait très bien, qu'en cas de panne, la capote est un objet des plus utiles... 


 

 



29/05/2007

TABASSAGE D'UN SANS PAPIER : DES TEMOINS PARLENT

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Sommes-nous dans un état de droit ? Sommes-nous en démocratie ? Des questions toutes simples que nous devons nous poser, jour après jour. Car il ne suffit pas de se contenter de crier à la face du monde  "nous sommes le pays des Droits de l'Homme" pour se permettre de les bafouer en toute impunité. Ce qui s'est passé samedi, à bord du vol Paris-Bamako, aurait pu passé à la trappe de l'information, comme tant de fois, si ce jour-là, l'équipe du cinéaste Laurent Cantet ( Ressources Humaines, L'Emploi du Temps) ne s'était pas trouvée dans le même avion.
Cet avion qui, outre les passagers réguliers, devait embarqué un "sans papier en cours d'expulsion... Et c'est là, où toute l'affaire prend son ampleur.
Devant la violence des scènes qui se sont déroulées devant eux, Laurent Cantet, Michel Dubois et des membres de l'équipe du tournage ont couché leur témoignage par écrit.
Le voici, il est édifiant.


 TEMOIGNAGE DES PASSAGERS DU PARIS-BAMAKO

 

DU 26 MAI 2007

 
Samedi 26 mai. Vol AF 796 pour Bamako.
 

Quelques minutes avant la fermeture des portes, des cris au dernier rang de l’avion. Une reconduite à la frontière classique.

 

Deux personnes tentent de contenir un homme d’une quarantaine d’années qui se débat violemment. On croit d’abord à une bagarre entre passagers. Certains veulent les séparer mais en sont vite dissuadés par les policiers qui se font alors connaître. S’ensuit une scène d’une grande violence : l’un des policiers pratique un étranglement sur le passager, l’autre lui assène de grands coups de poing dans le ventre. Ses hurlements se transforment en plaintes rauques. Cette tentative de maîtrise dure dix bonnes minutes, peut-être plus, et suscite immédiatement chez les passagers un mouvement de protestation qui n’a aucun effet sur les violences en cours.

L’un des passagers filme la scène avec son téléphone, ce qui énerve un peu plus la responsable de l’opération, qui menace d’arrestation les personnes les plus proches et photographie les protestataires.

Pour tenter de faire taire tout le monde, la policière explique que l’homme n’est pas un simple sans papiers, mais un repris de justice, soumis à la double peine. Cela semble à ses yeux justifier la méthode et toute la violence exercée sur lui.

Sous les huées des passagers, l’homme finit par être immobilisé et sanglé. Il perd connaissance, yeux révulsés, langue pendante, écume aux lèvres. Un mouvement de panique gagne les policiers. Ils prennent alors la décision de l’évacuer. Autour de nous, de nombreux passagers imaginent que l’homme est mort, ce qui fait encore monter d’un cran l’émotion. Des femmes pleurent, des gens convergent de tout l’appareil, rajoutant à la confusion. C’est alors qu’une bonne dizaine d’agents de la Police des Air et des Frontière, la PAF, fait irruption dans l’appareil.

Désigné par la responsable de l’opération, Michel Dubois, qui comme nous tous avait pris part aux protestations, est débarqué pour auditions. D’autres passagers, choqués par cette arrestation, sont à leur tour menacés du même sort.

A bord, on nous demande vainement de nous rasseoir, de nous calmer mais beaucoup exigent le retour de Michel Dubois. Un des policiers, visiblement dépassé par la situation, nous propose alors un marché : Michel pourrait réembarquer à condition que l’expulsé remonte lui aussi à bord. La balle était donc dans notre camp, nous serions responsable du retard de l’avion, et même de l’éventuelle annulation du vol. Michel devenait clairement une monnaie d’échange

Cette proposition inacceptable est d’ailleurs tout de suite contredite par un policier de la PAF qui annonce la garde à vue de Michel Dubois et réitère ses menaces à l’égard des passagers qui campent sur leurs positions.

Le commandant de bord finit par faire une annonce, dans laquelle il fait état de "manoeuvres" d’un individu refusant d’être reconduit dans son pays d’origine, et de manifestations d’une minorité de passagers pour expliquer l’annulation du vol.

Nulle mention des violences dont nous avions été témoin, ni de l’état de santé du passager pourtant aperçu dans une ambulance stationnée au pied de l’appareil, toujours inconscient et sous assistance respiratoire.

 

Nous sommes nombreux, comme Michel Dubois, à être choqués par la barbarie de la scène, par le traitement excessivement violent qui a été infligé sous nos yeux à cet homme, fut-il repris de justice, (ce dont il nous est d’ailleurs permis de douter, puisqu’afin de ne pas attirer l’attention des autres voyageurs, les policiers avaient d’abord décidé de le faire voyager sans le menotter).

Nombreux aussi à avoir la désagréable impression d’avoir été pris en otage par les autorités et profondément choqués par l’attitude du Commandant de bord d’Air France qui n’est pas intervenu pour faire cesser ces violences les tolérant même au mépris de la sécurité des passagers qu’il se doit d’assurer et en prenant la responsabilité de faire annuler le vol empêchant du même coup des centaines de personnes de faire le voyage pour lequel elles avaient acheté un billet.

Nous sommes enfin révoltés d’avoir été contraints de devenir complices des policiers en obéissant aux différentes injonctions et menaces proférées à notre encontre. Devions-nous laisser se dérouler sous nos yeux des actes d’une telle brutalité ?

 

Pouvions-nous accepter l’arbitraire de l’arrestation de l’un d’entre nous dont le seul tort avait été de s’indigner et de parler avec les policiers pour tenter de faire cesser la violence ? Il y a là une pénalisation de la solidarité qui nous semble inadmissible et inquiétante quant à l’état de notre démocratie.

Nous ne sommes pas assez naïfs pour croire que cette scène est un cas isolé, une bavure en somme. Nous savons qu’elle se reproduit quasi quotidiennement, et nous tenons à manifester notre indignation en relatant les faits le plus exactement possible.

 

Michel Dubois a été relâché quelques heures plus tard, mais on l’a informé que des poursuites seraient engagées contre lui. Quant au passager Malien, nous n’avons aucune nouvelle de lui, et son état de santé ainsi que le sort qui lui sera réservé dans les prochains jours nous inquiètent au plus haut point.

Des passagers du vol AF 796.

20/05/2007

SARKOZY DES SOUS ! SARKOZY DES SOUS !

 

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Et voilà ! Il fallait s'y attendre. C'était joué d'avance. Durant des mois les candidats à l'élection présidentielle nous ont promis la lune. Le candidat du peuple, je veux parler de notre actuel président de la République, notre vénéré timonier, notre soleil du matin au soir, notre tsar de tous les peuples, ne fut pas en reste. De meeting en meeting, de plateaux de télé aux ordres en stations de radio asservies, de journaux amis en journaux très amis, il martelait avec des trémolos dans la voix : travailler plus, gagner plus.  Qui pouvait s'opposer à une telle vision de l'avenir ? Personne ! C'est une évidence. Quand on a en face de soi un si grand visionnaire, il n'y a plus qu'à s'effacer. D'ailleurs c'est bien le message des Français. Votant massivement pour notre nouveau Bonaparte, ils savent que maintenant en travaillant plus il vont gagner plus. Et les projets de fleurir dans les têtes de nos concitoyens. Des têtes qui deviennent, jour après jour, au fur et à mesure que l'espoir renaît, de véritables calculettes.
Notre pays se transforme enfin. Nous allons entrer dans le monde moderne. Enfin c'est ce qui se dit. Le fric va arriver par sacs entiers dans les foyers.
J'imagine déjà les situations :
- Toc ! toc !"
- Oui, entrez !
- Je suis bien chez ...
- Oui ! Oui !
- Je me présente : Mr X, représentant de notre bien aimé Président. D'après nos fiches, vous avez travaillé 10 heures supplémentaires...
- Euh ! Oui ...
- C'est formidable, vous êtes de bon Français. Des Français comme on les aime. Voilà votre récompense...
- Oh ! Merci ! Merci ! Tu te rends compte ma chérie, des pièces jaunes ...
Et dans certains foyers, le rêve renaît.
- Dis chérie tu as travaillé combien de plus ce mois ?
- 8 heures ! Et toi ?
- 12... non 13 ...
Et le couple de se serrer dans les bras. Heureux de participer au modernisme de notre beau pays.
- Tu crois qu'on va pouvoir se la payer ... ?
- Quoi, ma puce ?
- Ben avec toutes ses heures supplémentaires qu'on fait ...
- Ça va faire juste...
- Pourtant j'aimerai bien la faire cette croisière à Malte, sur le yacht de Monsieur Bollorè...
En attendant, de toute la France monte ce vent d'espoir soulevé par le nouveau président de la Répubique. De partout, on entend le même slogan :
SARKOZY DES SOUS ! SARKOZY DES SOUS !

18/05/2007

LETTRE AU CAMARADE KOUCHNER

Mon cher Camarade,
Oui, je sais que tu détestes qu'on t'appelle ainsi, cela te rappelle de mauvais souvenirs. Mais pourtant, mon cher Camarade, il y a bientôt quarante ans nous étions ensemble sur les barricades. Nous rêvions d'un monde juste, égalitaire, nous lancions des pavés sur la police, nous gueulions contre la répression, nous débattions, nous refaisions le monde, dix, quinze, vingt fois par jour. Nous étions alors jeunes. Et nous étions habité par le rêve de ce monde qui se dessinait devant nous. Ah que nous souhaitions changer ce vieux monde. Cette droite au pouvoir depuis si longtemps, nous la haïssions. Et en premier lieu, son chef historique, de Gaulle. Après des années de pouvoir nous ne le regardions plus comme l'homme qui avait su dire NON à cette France qui s'était couchée, mais plus comme un despote. Nous avions certainement tort. Mais n'est ce pas le privilège de la jeunesse d'être excessif?
Et nous l'étions excessifs, toi comme moi, comme tous les autres.
Mon cher camarade, te souviens-tu des grandes manifestations qui embellissaient nos coeurs, jour après jour ?
Mon cher camarade, te souviens-tu de ces nuits d'émeutes où nous nous prenions pour des Che Guevara ?
A cette époque tu avais un sens inné de l'organisation. Tu avais même pris en main le service d'ordre des manifestations. Déjà le pouvoir, déjà les responsabilités, déjà l'ambition.
J'espère que tu n'as pas oublié cette période quand même. C'était notre jeunesse. Tu ne peux pas avoir changé de cette façon. Tu te souviens camarade quand nous partions au combat  pour affronter la police républicaine. Et cette police ne nous faisait pas de cadeaux. Déjà !
Puis, Mai 68 est passé. En juin ce fut au tour de la France réactionnaire d'envahir le pavé pour crier sa peur de la Révolution. A cette époque, un jeune de 13 ans ne rêvait que de se retrouver sur les Champs-Elysées au côté de cette réaction, de cette France moisie, de cette France qui retrouvait ses grands airs de pétainisme. Ce jeune homme, sa mère lui avait interdit de défiler. Ce jeune homme, en juin 68 tu l'aurais détesté, haï, comme nous tous. Ce jeune homme, maintenant tu vas le côtoyer en permanence puisque le voilà devenu le grand chef de la France.
Mon cher Camarade, après cette période extraordinaire où nous étions libres, fraternels, égaux, nous avons continué notre existence, sans jamais oublier ce combat qui nous forgea à jamais. Enfin, quand je dis nous, je pense à ceux qui ne se sont pas vendus au plus offrant... Et ces jours-ci, je m'aperçois qu'ils sont nombreux à avoir oublié leur jeunesse, à avoir renié leur idéal...
Mon cher Camarade, j'ai honte pour toi. Car je me rends compte que tu t'es servi de cette histoire pour assouvir ta passion du pouvoir. Te voilà prêt, toi aussi, à liquider l'héritage de mai 68.
Oui, j'ai honte pour toi car aujourd'hui tu viens de franchir le rubicond. L'histoire retiendra ta trahison.  Uniquement cela.
Demain quand tu seras dans ta salle de bain, regardes-toi bien dans la glace. Tu apercevras le visage d'un homme qui,  par soif du pouvoir, aura trahi des millions de citoyens. L'homme que tu découvriras, il y a quarante ans, tu te souviens camarade, nous le traitions de vieu con. Et bien maintenant, tu viens de pénétrer dans ce cercle que nous voulions détruire. Tu es devenu à ton tour un vieux con.
Moi, demain, je me regarderai dans la glace. Un peu plus qu'aujourd'hui. Je n'aurai pas honte de mon visage. Car, vois tu mon cher camarade, je n'ai pas tellement changé. Je garde toujours l'espoir de changer le monde, je  rêve d'une société égalitaire, où le citoyen aura toute sa place, d'une société où les immigrés auront  leur place en dehors des charters, d'une société où les enfants des sans-papiers accéderont au savoir, d'une société où les jeunes des quartiers populaires auront un avenir en dehors du commissariat et de la prison...
Je continuerai à ne pas me détester car moi, cher camarade, je n'ai pas assouvi ma soif de pouvoir par la trahison. Je suis resté un citoyen lambda, bien loin des dorures de la République, bien loin des plateaux médiatiques, bien loin des palaces.
Voilà, mon cher camarade, je voulais te dire que j'avais honte pour toi et que ta trahison fera d'énormes dégâts parmi le peuple de gauche qui  lui, ne souhaite pas liquider Mai 68, parce que mai 68 lui a apporté du bonheur. Mais toi, ton seul bonheur, c'est de te pavaner dans un fauteuil de ministre. J'espère, camarade ministre, que tu te retrouveras en face d'Eric Besson, lors du Conseil des ministres. En le regardant, tu verras ton portrait tout craché. Celui du traître de service.
Adieu, camarade, le vieux monde n'est pas derrière, hélas il est devant et tu es un de ses plus tristes représentants.
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