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24/10/2007

Coup de tonerre : les sud-coréens à l'assaut des ex-Chantiers de l'Atlantique

 

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Saint-Nazaire se réveille avec la gueule de bois. La presse régionale, particulièrement lue ici, annonce la couleur. Pour Presse Océan c'est « Les chantiers nazairiens sous pavillon sud-coréen », pour Ouest-France : «Aker Yards passe dans le giron sud-coréen »
Car depuis hier, le groupe norvégien de construction navale Aker Yards à qui appartient les ex-Chantiers de l'Atlantique a pour actionnaire principal le géant de la construction navale, le sud-coréen STX ship-building. Coût de l'opération : 563 millions d'euros. Et pour ce prix, dans corbeille de la mariée, la minorité de contrôle pour 40% dans le groupe propriétaire, Aker Yards et ALM à Lanester.
Quatrième chantier naval de Corée du Sud, STX est surtout connu pour la construction de cargos, de pétroliers et de porte-conteneurs, et surfe sur un carnet de commandes en hausse de 38,2 % par rapport à l'an dernier.
Alors quelles sont les raisons de cette incursion dans les Chantiers de l'Atlantique?
Pour les syndicats, la réponse est très simple : les sud-coréens viennent acheter le savoir-faire qui leur fait défaut.
Et à Saint-Nazaire, ce rapprochement « économique » va se ressentir comme l'entrée du « cheval de troie » dans le marché « fort juteux » de la croisière. La grande spécialité des ex-Chantiers de l'Atlantique..
Car Aker Yards cruise and ferries, la filiale qui regroupe les chantiers navals français et finlandais semble victime de son succès. Elle doit faire face à des problèmes de livraison en raison d'une certaine « surchauffe du marché ». Et détient un carnet de commandes complet, avec une vingtaine de paquebots et ferries à livrer d'ici 2011.
C'est à l'occasion d'un comité d'entreprise extraordinaire convoqué en urgence hier matin, que les représentants des 111 salariés du chantier Aker Yards de Lanester ont appris le rachat par les Sud-Coréens.
Pour Pascal le Mentec, délégué syndical CGT « C'est une surprise. Nous n'avons pas encore assez d'éléments pour analyser la situation. On ne sait pas trop ce qui va se passer maintenant. Ce qui nous intéresse, c'est le carnet de commandes. Si rien n'est signé d'ici la fin de l'année, on a du souci à se faire ». Pascal le Mentec de poursuivre : « Un an et demi après le rachat des chantiers de l'Atlantique par Aker Yards, les faits nous donnent raison. Les Norvégiens nous ont rachetés sans nous apporter de commandes et ils nous revendent à des Sud-Coréens. On aurait préféré rester français ».

Ce matin, sur les chantiers la nouvelle va être particulièrement commentée. Et déjà, pour les salariés, l'horizon s'annonce des plus sombres. Avec une question en suspens: la raison réelle de l'arrivée des sud-coréens, ici, à Saint-Nazaire. Ici d'où sont sortis les plus beaux paquebots du Monde.

photo paul a. cuenca 

06/08/2007

ICI LE DERNIER MANU CHAO ... LIBRE

 Le dernier disque de Manu Chao, La Radiolina,  sort le 3 septembre prochain. Mais Manu Chao ne croit plus trop à l'avenir du disque. Aussi à cette occasion, le chanteur cherche de nouvelles voies en utilisant la toile mondiale. Pour Manu Chao, l'avenir des artistes passe par les concerts. Il parie également sur l'éthique du public ... 
Dans un éditorial accordé à Courrier International, le chanteur annonce sa décision d’arrêter de produire des albums et de faire de La Radiolina son dernier CD à sortir sur le marché. "Je n’arrêterai pas la musique" rassure-t-il, "mais, vu l’évolution technologique, peut-être que, par la suite, dès que j’aurai une nouvelle chanson, je la mettrai en ligne."
C'est dire si avec Manu Chao on est loin de l'industrie du disque qui condamne fermement cette pratique, et qui parfois pousse la répression jusqu'à demander aux chanteurs maisons de mener dans leurs propres chansons une véritable "guerre" contre les téléchargeurs ...
 Pour Manu Chao : "Les grandes maisons de disques sont en difficulté, c’est un peu la fin des dinosaures pendant que d’autres industries, notamment celles qui fabriquent les lecteurs MP3, engrangent les bénéfices. Les uns perdent, les autres gagnent. Et nous, chanteurs, devons trouver notre place pour continuer."
Et Manu Chao d'enfoncer le clou : "Nous n’avions pas assez d’argent pour acheter de la musique, mais nous avions envie d’en écouter" tout en lançant au public un appel "intelligent" et censé : "Que les gens piratent les “gros” comme moi, ça ne me gêne pas. Mais qu’ils fassent l’effort d’acheter la musique des petits labels".
 
http://www.manuchao.net

 
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