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10/12/2007

Le "J'ACCUSE" des jeunes des banlieues

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Voilà je tombe dessus par hasard. Et je suis étonné. Il me semble que cette lettre au président de la République par un collectif de jeunes de Villiers-le-Bel et de Sarcelles n'a pas fait la Une des Médias. Une lettre qui ne fait pas dans la dentelle et qui précise "que les voyous sont celles et ceux qui ont géré les banlieues avec le succès qu'on constate" et non pas les habitants des banlieues.
Cette lettre a été écrite en réponse aux propos de Nicolas sarkozy qui avait affirmé que les violences urbaines de Villiers-le-Bel, après la mort des deux jeunes adolescents n'avaient "rien à voir avec une crise sociale" mais "tout à voir avec la voyoucratie".
Je vous livre la lettre du 6 décembre dernier, dans son intégralité :

"Collectif des Jeunes de Sarcelles et Villiers-le-Bel
"LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Quand en Corse cela explose quasiment chaque soir et que des gendarmeries sont mitraillés régulièrement, vous n'osez pas parler de voyoucratie.
Quand, des dizaines d'hommes et de femmes encagoulés et équipés d'armes de guerre, défient l'Etat tout entier, vous vous gardez bien de faire le moindre commentaire, et mieux encore, vous négociez avec eux.
Quand les marins-pécheurs brûlent dans leur région des bateaux et des pneus, quand les pompiers chargent les CRS pendant une manifestation, quand les chasseurs saccagent un ministère de la République, il n'est question ni de voyou, ni de bande, ni d'intégration.
Nous avons condamné sans ambiguïté l'usage de la violence sur les personnes comme sur les biens.
OUI nous avons voulu, au-delà de la douleur des familles et de la perte tragique des enfants, faire entendre nos voix une fois de plus pour vous alarmer sur les conditions de vie dans nos quartiers.
Et comment faire autrement ? Puisque les promesses électorales et les centaines de forums qui ont suivi la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-bois n'auront même pas suffit à vous faire bouger.
Mais s'il vous est toujours plus commode de vouloir monter nos concitoyens entre eux en nous faisant passer pour les sauvageons de la République, sachez que vous prenez le risque de jeterl e discrédit sur tous les habitants de ces quartiers et de renforcer par vos déclarations les discriminations dont nous sommes victimes.
Les voyous monsieur le Président, sont celles et ceux qui ont géré les banlieues avec le succès que l'on constate. Les voyous, monsieur le président, sont celles et ceux qui ont toujours refusé de nous considérer comme des enfants de France, de faire venir dans nos quartiers les meilleurs professeurs, de mettre plus de policiers dans nos villes qu'à Paris.
Puisque le durcissement des peines est à la mode, nous vous suggérons de vous pencher sur les entreprises, les bailleurs ou les partis politiques qui ne respectent pas le principe d'égalité de notre République.
Quant à nous, nous assumerons désormais nos choix en construisant nous même l'avenir de nos quartiers sans plus rien attendre de plans de banlieues jusque là tous imaginaires."

Que nous soyons d'accord ou pas avec les propos tenus dans cette lettre, il est évident que les Médias auraient dû relayer l'information pour tenter de renouer le dialogue avec une jeunesse qui se sent exclue, jour après jour, de la République. Mais bien entendu, les médias préfèrent faire leur Une sur des voitures en flammes, des bibliothèques saccagées, des voitures de police ou de pompier caillassées, c'est tellement plus porteur en terme d'audimat.

26/09/2007

EN BIRMANIE FACE A LA JUNTE LES MOTS NE SUFFISENT PAS

 

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Oui j'avoue avoir de la rage...

Nous allons assister en direct à un massacre.

Nous allons nous gaver d'images de ces futurs massacres.

Des hommes, des femmes, des enfants vont tomber dans les prochaines heures sous les balles d'une junte militaire d'un autre âge. 

Les chefs d'État réunis actuellement à New-York se sont fendus de "menaces"... verbales...

Ah hier nous les avons entendu !

Hou là !

 Les phrases étaient dures ... Les mots faisaient "froid dans le dos"...

Nous allions voir ce que nous allions voir...

Les grandes puissances de la planète "n'allaient pas accepter que..."

"Il serait inadmissible que..."

"Nous  condamnons tout acte de..."

"Nous mettons en garde contre..."

 Oui mais voilà, les mots parfois ne suffisent pas. Les mots face à la tyrannie, à la dictature, ne sont que des mots. La possibilité de menaces ... ne sont que des menaces virtuelles. Et de l'autre côté ces mots on ne veut pas les entendre. On est sourd aux possibles menaces... On se fiche totalement de ces coups de gueule sans grande conséquence...

Alors, face à ces rodomontades des "puissants"  on envoie l'armée à l'assaut des manifestants ... Car là, c'est du concret. Pas de paroles, pas des mots durs, non, tout simplement les armes qui tirent, les armes qui blessent, les armes qui tuent.

Face à la rébellion de tout un peuple, les puissants réunis à New-York donnent une image lamentable de leur incapacité à imposer, une fois encore, la paix.

Face à la rébellion du peuple Birman, les "nations-désunies" à New-York  n'ont que des mots à imposer à une junte qui, elle, n'a surtout pas hésité à sortir ses armes pour anéantir la liberté.

06/06/2007

UNE ETONNANTE VIDEO SUR LA MANIFESTATION CONTRE LA TENUE DU SOMMET G8 A ROSTOCK

Une très belle vidéo d'un réalisateur allemand, Ralf Schmerberg, sur les émeutes intervenues samedi, à l'occasion de la tenue du sommet G8 à Rostock...


 

 

 

18:31 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : émeutes, sommet G8, rostock, vidéo

 
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