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18/11/2007

Otages ?

 
Au moment où certains médias, hommes politiques ou passagers des transports en commun utilisent à tout va le mot « otage » pour parler des grèves en cours contre la réforme des régimes spéciaux, il n’est pas inutile de se souvenir qu’Ingrid Betancourt est toujours otage des Farc. Elle est otage depuis le 23 février 2002. En Colombie. Aucune nouvelle d’Ingrid. De temps en temps, un léger espoir qui tombe vite dans le désespoir qui accompagne depuis cinq ans sa famille, ses proches et tous les militants de la paix. Aujourd’hui, à 15 heures, une marche de soutien est prévue à Paris, au Trocadéro. La marche partira du parvis des Droits de l’Homme pour rejoindre le mur de la paix. Une marche à laquelle participera de nombreux homes et femmes politiques parmi lesquels le président de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, ainsi que le maire de Paris, Bertrand Delanoë. La famille d’Ingrid devrait prendre la parole à la fin de la marche.
Puis ce soir, ce sera au tour du collectif 100 artistes et écrivains d’organiser un concert gratuit au Zenith, à partir de 19 heures. Au programme Renaud, Julien Clerc, Carla Bruni, Adamo, Michel Delpech, Jeanne Cheral, Vincent Delerm, Grand Corps Malade, etc…
Le manifestations d’aujourd’hui ont lieu «  à la veille de la venue en France, le 20 novembre du président vénézuelien (Hugo) Chavez qui négocie avec les FARC la libération d’Ingrid Betancourt et des otages colombiens » précise le communiqué du collectif 100 artistes et écrivains pour Ingrid Betancourt.
Alors, une supplique : arrêtez d’utiliser le mot « otage » pour vos petits problèmes quotidiens. Car honnêtement, j’imagine bien qu’Ingrid rêverait d’être « pris en otage » par les grévistes, juste quelques petits jours, pour se rendre à son travail. Car cela voudrait dire qu’Ingrid est LIBRE !
 

11/11/2007

Oui à la grève de la gratuité

 

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La semaine prochaine s'annonce difficile. Les grèves vont occuper le champ médiatique. Avec, comme a l'habitude son lot de "slogans" populistes du style "les français pris en otage" ou encore "la galère pour les franciliens". Une façon à peine voilée de critiquer le mouvement légitime des salariés qui ne veulent pas se faire manger tout cru à la sauce sarkozienne.
Bien entendu, les grèves ne sont pas la panacée pour tous les citoyens. Dans les grandes agglomérations, ne plus disposer de transports en commun, est une réelle problématique. C'est d'ailleurs actuellement la grève des transports qui fait le plus râler.
Alors pourquoi ne pas innover ?
Et si demain, les voyageurs pouvaient en période de grève circuler gratuitement ?
Vous allez me traiter de vieil utopiste, digne de ces soixante-huitards qu'il faudra bien un jour liquider, comme le souhaite le président de la République.
Oui mais voilà, imaginez un peu, si demain la gratuité était synonyme de grève. Ce serait exhalant, non?
Bien entendu vous allez me rétorquer que cette gratuité est illusoire, car contraire à la loi.
Oui et non !
Car une brèche vient d'être pratiquée dans ce mur de l'illégalité.
Elle vient de la Cour européenne des droits de l'homme qui, dans un arrêt du 17 juillet dernier a donné raison à deux agents de péage turcs qui avaient "abandonné" leur poste de travail et permis ainsi aux automobilistes de passer gratuitement.
Une décision qui n'est pas passée inaperçue du côté des syndicats français, puisque le Sud-Rail et l'association d'usagers FUT-SP font circuler depuis cette semaine une pétition réclamant une table ronde entre l'Etat, les syndicats, les usagers et les transports afin d'étudier les modalités d'application du droit de grève de la gratuité.
Je ne sais pas vous, mais moi je me rends de suite sur le site pour signer la pétition. Car il est évident que si jamais cette gratuité de la grève devenait effective, le gouvernement aurait du souci à se faire. Car on lui enléverait définitivement son rôle machiavélique qui lui permet d'opposer citoyens et grévistes. Si souvent relayé par une grande partie des médias.
Et puis franchement quelle classe. Partir au boulot gratuitement, les mains dans les poches, en sifflotant ce vieil air d'Henri Salvador : "Le travail c'est la santé, ne rien faire, la conserver..."
Alors si jamais vous êtes d'accord pour que la grève de la gratuité soit mise en place par les pouvoirs publics, signez la pétition ici. Comme quoi l'utopie a du bon, de temps en temps, non ?

photo paul a. cuenca 

09/11/2007

Il y a 18 ans, la chute du Mur de Berlin

C'était il y a tout juste dix-huit ans. En ce 9 novembre 1989, le monde découvrait avec stupéfaction et bonheur, que le Mur de Berlin venait de tomber. Une nouvelle qui fit le tour de la planète à la vitesse d'un supersonique.
Le symbole d'un communisme archaïque chutait sous les coups de poing d'une jeunesse avide de liberté.
Des milliers de jeunes vivaient à Berlin un moment historique, dans la joie, le rire, les larmes.
A partir de ce jour là, le monde n'allait plus être le même. La fracture Est-Ouest allait laisser la place à une autre problématique qui se réveillerait quelques années plus tard : le mur "virtuel" celui-là, entre le Nord et le Sud. Et cette barrière n'est pas prête de connaître le sort du mur de Berlin !

31/10/2007

DEPARDIEU TACLE BOUTIN


Sur France 3, le comédien-viticulteur Gérard Depardieu s'est payé Christine Boutin, ministre du Logement. Notre Gégé a honte pour la France. Il pousse son coup de gueule et franchement ça fait du bien ! 

27/10/2007

On a perdu les munitions !

 

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Branle bas de combat au 22ème Bataillon d'infanterie marine de Nantes. Après inventaire, 3 000 munitions ne sont plus au rendez-vous des livres de compte. C'est le parquet militaire de Rennes qui dresse l'inventaire de cette disparition : « Des cartouches de 7,5 mm pour Famas et des 9 mm pour pistolets, mais aussi trois pains de dynamite »
Une affaire grave si l'on sait qu'un seul pain de dynamite peut souffler un immeuble en quelques secondes.
Cette disparition est, bien entendu, classée "secret défense".
Reste à savoir comment autant de munitions peuvent prendre la fille de l'air sans que les responsables militaires s'en aperçoivent ?
Une enquête est en cours pour tenter de savoir s'il s'agit d'une erreur comptable ou d'un vol.
Un ancien militaire confie son scepticisme dans le quotidien Presse Océan "quant à la possibilité d'une erreur. Quand il s'agit de munitions, logiquement, on fait attention à sa comptabilité dans le milieu militaire. Et là, la différence est colossale... "

24/10/2007

Coup de tonerre : les sud-coréens à l'assaut des ex-Chantiers de l'Atlantique

 

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Saint-Nazaire se réveille avec la gueule de bois. La presse régionale, particulièrement lue ici, annonce la couleur. Pour Presse Océan c'est « Les chantiers nazairiens sous pavillon sud-coréen », pour Ouest-France : «Aker Yards passe dans le giron sud-coréen »
Car depuis hier, le groupe norvégien de construction navale Aker Yards à qui appartient les ex-Chantiers de l'Atlantique a pour actionnaire principal le géant de la construction navale, le sud-coréen STX ship-building. Coût de l'opération : 563 millions d'euros. Et pour ce prix, dans corbeille de la mariée, la minorité de contrôle pour 40% dans le groupe propriétaire, Aker Yards et ALM à Lanester.
Quatrième chantier naval de Corée du Sud, STX est surtout connu pour la construction de cargos, de pétroliers et de porte-conteneurs, et surfe sur un carnet de commandes en hausse de 38,2 % par rapport à l'an dernier.
Alors quelles sont les raisons de cette incursion dans les Chantiers de l'Atlantique?
Pour les syndicats, la réponse est très simple : les sud-coréens viennent acheter le savoir-faire qui leur fait défaut.
Et à Saint-Nazaire, ce rapprochement « économique » va se ressentir comme l'entrée du « cheval de troie » dans le marché « fort juteux » de la croisière. La grande spécialité des ex-Chantiers de l'Atlantique..
Car Aker Yards cruise and ferries, la filiale qui regroupe les chantiers navals français et finlandais semble victime de son succès. Elle doit faire face à des problèmes de livraison en raison d'une certaine « surchauffe du marché ». Et détient un carnet de commandes complet, avec une vingtaine de paquebots et ferries à livrer d'ici 2011.
C'est à l'occasion d'un comité d'entreprise extraordinaire convoqué en urgence hier matin, que les représentants des 111 salariés du chantier Aker Yards de Lanester ont appris le rachat par les Sud-Coréens.
Pour Pascal le Mentec, délégué syndical CGT « C'est une surprise. Nous n'avons pas encore assez d'éléments pour analyser la situation. On ne sait pas trop ce qui va se passer maintenant. Ce qui nous intéresse, c'est le carnet de commandes. Si rien n'est signé d'ici la fin de l'année, on a du souci à se faire ». Pascal le Mentec de poursuivre : « Un an et demi après le rachat des chantiers de l'Atlantique par Aker Yards, les faits nous donnent raison. Les Norvégiens nous ont rachetés sans nous apporter de commandes et ils nous revendent à des Sud-Coréens. On aurait préféré rester français ».

Ce matin, sur les chantiers la nouvelle va être particulièrement commentée. Et déjà, pour les salariés, l'horizon s'annonce des plus sombres. Avec une question en suspens: la raison réelle de l'arrivée des sud-coréens, ici, à Saint-Nazaire. Ici d'où sont sortis les plus beaux paquebots du Monde.

photo paul a. cuenca 

 
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