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22/10/2007

Une photo symbolique !

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Cette photo de Guy Môquet me semble bien symbolique.
Je l'ai prise ce matin, devant le Palais de Justice de Saint-Nazaire. Certainement au moment où des centaines de professeurs faisaient la lecture de la lettre de Guy à sa maman.
J'ai trouvé que placardée ainsi, elle avait une certaine gueule. Il y a la jeunesse du résistant assassiné, l'engagement politique avec les communistes, mais aussi, les grilles "symboles" de l'enferment qu'il connût durant son internement et en fond ce véhicule de la Police.
Car on imagine bien que ce jeune engagé politique durant la sombre période de notre Histoire, serait aujourd'hui aux côtés de ceux qui se battent pour les sans-papiers, de ceux qui refusent les pressions terribles que la Police exercent sur les familles d'immigrés, de ceux qui n'admettent pas que la Police entrent dans les établissements scolaires pour "extraire" les enfants de parents de sans-papiers.
Nicolas Sarkozy a souhaité faire du jeune Guy Môquet un symbole de la France. Il n'est pas si sûr que le jeune Guy Môquet, s'il vivait aujourd'hui, soit ravi de cet "hommage-récupération".

20/10/2007

Il y a 20 ans, Lino tirait sa révérence

Bon puisque nous sommes dans la commémoration, voilà une date que je n'ai pas envie de louper. C'était il y a 20 ans, le 22 octobre 1987, Lino Ventura nous quittait. Et ce tout juste dix ans après le début de la saga Star Wars !

Lino était d'origine italienne et avait immigré en France, à 7 ans, avec sa mère pour retrouver son père. Au fait, j'y pense, ça ne vous rappelle pas quelque chose cette situation ? Pour ceux qui viennent de l'autre côté de la Méditerranée, on parle de regroupement familial, mais à l'époque pour Lino c'était pareil. Ouah ! On l'a échappé belle, vous vous rendez compte si Lino vivait à notre époque, sous le règne de Nicolas Sarkozy et de son ministre de l'immigration et de l'identité national, Brice Hortefeux, peut-être que le Lino, il n'aurait pas eu le droit de venir en France... Et là, on serait passé à côté d'un grand acteur. Et d'un homme au coeur d'or. D'ailleurs le début de la  vie de Lino est une vraie existence d'immigré. Il vit dans la pauvreté. Et tout jeune il se voit obligé d'exercer des petits métiers pour subsister : livreur, vendeurde journaux, employé...
Mais Lino a une passion : la lutte. En 1950, il sera même sacré champion d'Europe.
Pourtant, il se voit contraint d'abandonner le sport, suite à une blessure à la hanche. C'est à ce moment là que la chance entraîne Lino dans les méandres du cinéma. En 1954, il rencontre le grand cinéaste Jean Becker qui est à la recherche d'un figurant à la carrure "mastoc" pour donner la réplique à Jean Gabin dans "Touche pas au grisbi".
Et voilà Lino lancé dans la carrière. On va lui proposer, à la chaîne, des rôles de truands, de durs à cuire : "Le gorille vous salue bien" (1958), "Le clan des Siciliens" (1969) ou encore son film culte "Les Tontons flingueurs"...
Par la suite, les cinéastes vont le faire tourner dans des films moins "passe-partout" où sa dimension psychologique sera révélée au grand public :"Le deuxième souffle" et "L'armée des ombres" de Jean-Pierre Melville, ou encore "Garde à vue" de Claude Miller.
Lino Ventura au moment de sa disparition, le 22 octobre 1987, bénéficiait d'une immense ferveur populaire. Il était une vraie star du cinéma français. Il avait aussi cette qualité, qui devient très rare actuellement, il était modeste, timide et ne reniait jamais ses origines pauvres. Si loin des "people" d'aujourd'hui !

 

28/09/2007

HOMMAGE AU MIME MARCEAU

 
Dernier film avec le mime  Marcel Marceau  qui vient de nous quitter.
Un film de Sylvain Chomet "Tour Eiffel"
(mini film de "Paris je t'aime")
avec Yolande Moreau & Paul Putner

20/09/2007

DISPARITION DE JACQUES MARTIN : ON ATTEND TOUJOURS LE COMMUNIQUÉ DE L'ELYSÉE !

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 La UNE de Charlie-Hebdo cette semaine : très irrespecteuse ... comme on aime

 

Souvenez-vous ! Ces dernières semaines, Nicolas Sarkozy a couru d'enterrements en enterrements... Un fait divers... et hop, le voilà dans l'avion présidentiel pour entourer les familles de la victime... Un comédien disparait et hop, chamboulement de l'agenda présidentiel pour qu'il puisse assister aux funérailles médiatiques. Là on le voit tapoter l'épaule de Johnny, donner l'accolade à Clavier... Un chalutier breton fait naufrage et hop, Nicolas Sarkozy se retrouve en première ligne à l'enterrement du patron-pêcheur... A A chaque fois, les médias couvrent largement la scène... des funérailles... "Il est partout..." s'exclament les médias dans une belle universalité... Après chaque disparition, les communiqués de l'Elysée arrivent sur la table des journalistes à la vitesse supersonique... 

Oui, mais là, à l'Elysée... Silence radio !

Je veux parler de la disparition la semaine dernière de Jacques Martin... Tous les médias rendirent hommage à l'animateur... Les chaines de télévision bouleversérent leurs programmes pour rendre un célébrer l'amuseur public.... Jacques Martin faisait dans le même temps la Une de bon nombre des magazines "people" ... 

Oui mais là, à l'Elysée... rien ! Silence radio !

Le ministre de la communication s'est fendu d'un court communiqué ...

Et du côté de l'Elysée ?

Chut... on travaille... on n'a pas de temps à consacrer à un saltimbanque... un amuseur public... un bateleur...

Pourtant, avec un bel ensemble le monde médiatique, le monde artistique rend un hommage à cet animateur populaire...

Oui, mais là-bas, à l'Elysée... rien ! Silence radio... 

Cet après-midi à l'occasion des funérailles de Jacques Martin il y aura du beau monde... Des "people" des ministres, la femme de...

Mais pas lui... c'est que l'animateur, le bateleur, le génial provocateur, le chef de bande (pour reprendre la manchette de Télérama) était le premier mari de Cécilia... Et là tout s'explique...

Ben moi,  je ne suis pas d'accord... Un président de la République doit assumer sa fonction. Il n'y a pas les "bonnes disparitions" et "les mauvaises"... Un président de la République ne doit pas s'arrêter à son intime, il doit prendre de la hauteur...

Et là, Nicolas Sarkozy, par son silence, par son absence, se montre sous ses vrais jours. A l'occasion de la disparition de Jacques Martin il a préféré abandonner ses habits de président de la République pour n'être que le second époux de Cécilia... Avec ce que cela comporte de jalousie, de rancœur, d'intériorité... 

D'où ce silence remarqué et cette absence désolante... 

 

15/09/2007

JACQUES MARTIN : SON MOMENT DE LUCIDITÉ

 Un des moments "historiques" du Petit Rapporteur
Daniel Prevost en reportage à Montcuq 
 
 
Donc si vous avez lu mes "posts" d'hier vous savez que je n'étais absolument pas fan de Jacques Martin... Les meilleurs souvenirs que je garde remontent à la première période télévisuelle de l'animateur et le célèbre "Le Petit Rapporteur", en 1975... Pour l'époque, l'émission était de la dynamite. Chaque dimanche, à 13 heures 20, des millions de français attendaient ce rendez-vous pour se bidonner en famille. Sur la petite lucarne, on assistait alors à une exceptionnelle parodie du journal télévisé avec Pierre Desproges, Daniel Presvost, Pierre Bonte, Piem, Collaro ... Ils s'éclataient, ils étaient hors-normes et ne respectaient pas grand chose ... Mais Le Petit Rapporteur ne dura qu'un an et demi ... Lui succéda la Lorgnette, une copie conforme de la précédente émission ...
Et c'est en 1977 que Jacques Martin lance sa terrible émission Ecole des Fans ... Et là, tout se gâte ... Jacques Martin devient l'animateur, certes populaire, mais tellement lisse, franchouillard, insupportable avec ses "sous vos applaudissements" ...
Pourtant, il semble qu'en 1992, Jacques Martin eut un moment de lucidité ... C'était dans le mensuel L'Autre Journal  :
"Je suis un homme de télévision, je la fais, et je sais que le meilleur moyen d'éteindre la lecture, de tuer toute curiosité, d'abandonner ses projets de voyage ou de refuser de sortir le soir, c'est d'allumer cette saloperie..."
Belle lucidité, non ?

08/08/2007

ENFIN LA TV REND HOMMAGE À INGMAR BERGMAN... IL ÉTAIT TEMPS

La télévision est réactive face à l'évènement que quand ça l'arrange ...

Pour la disparition du grand acteur français, Michel Serrault, les différentes chaines ont su déprogrammer pour que les spectateurs retrouvent Michel Serrault, dans certains de ses grands films, même si parfois, le choix ne fut pas des plus judicieux ... 

Pourtant au même moment deux cinéastes de dimension planétaire disparaissaient également : Antonioni et Bergman !

Et là, franchement, les programmateurs du petit écran ne se sont pas bousculés au portillon pour célébrer leur mémoire. Pourtant ces deux réalisateurs font partie de l'Histoire du cinéma... Mais c'est peut-être trop demander aux chaines françaises d'avoir un peu de réactivité et surtout de montrer que le cinéma n'est pas que français ... J'appréciais particulièrement l'acteur et la personne de Michel Serrault, mais honnêtement, dès les frontières de l'hexagone franchies, le nom même de l'acteur français est ignoré ... Il n'en va pas de même pour Antonioni et Bergman ...

Il y a des moments où l'on souhaiterait sortir de cet esprit franchouillard qui nous caractérise et tenter de regarder la réalité en face. A savoir, nous ne sommes qu'un tout petit pays et se dire, une fois pour toute, que la planète entière ne tourne pas autour de notre petit territoire.

Alors ce soir, ARTE, après une longue attente, nous propose le dernier film d'Ingmar Bergman : Sarabande.

Je vous livre "in extenso" les propos d'ARTE sur ce film ...

 Sarabande




 

 

"Trente ans après, les deux personnages de Scènes de la vie conjugale sont de nouveau réunis à l'écran, et Bergman utilise leurs retrouvailles pour sonder l'amour-haine entre parents et enfants. Le dernier film en date du vieux maître suédois, d'une simplicité et d'une force lumineuses.

Après des années de silence, Marianne, avocate spécialisée dans les divorces, éprouve le besoin de revoir son ex-mari Johan, qui vit retiré dans une maison en pleine nature. Une belle journée d'automne, Marianne arrive dans cette propriété idyllique. Elle n'est pas sûre que cette visite soit une bonne idée. Mais elle reste, et une complicité apaisée s'instaure entre Johan et elle. Au cours de son séjour, Marianne fait la connaissance d'Henrik, fils que Johan a eu d'un premier mariage, et de Karin, la fille d'Henrik. Les relations entre Johan et son fils, entre Henrik et sa fille, sont tendues, compliquées. La présence de Marianne va déclencher des mises au point douloureuses…

Sarabande d'automne
Près de trente ans après avoir décrit la vie amoureuse et houleuse de Marianne et Johan dans Scènes de la vie conjugale (1974), Ingmar Bergman retrouve les deux personnages interprétés par les mêmes acteurs. Marianne et Johan ont vieilli séparément et se retrouvent soudain, presque de façon impromptue. Les années ont passé et leur relation s'est apaisée. Ici, plutôt que les difficultés des rapports de couple, le cinéaste explore l'amour-haine qui lie parents et enfants. Entre Johan et son fils Henrik, une vieille haine recuite par les ans surgit avec violence. Entre Henrik et sa fille Karin, il y a de l'amour mêlé de souffrance, d'exaspération, de culpabilité. Les trois personnages sont en outre liés par une absente omniprésente, Anna, la mère de Karin, morte deux ans auparavant. Avec ce film construit en dix scènes, plus un prologue et un épilogue, Ingmar Bergman poursuit l'œuvre de toute une vie : travail amoureux sur les mots, mise en scène d'une simplicité et d'une force lumineuses, personnages voués à la solitude de l'introspection. La musique tient comme toujours une grande place puisque Henrik et Karin sont musiciens, et la sarabande du titre est un extrait d'une pièce de Bach. Ce film est enfin un hommage aux femmes, qui sont à la fois plus sincères et plus fortes que les hommes. Et en premier lieu à Marianne/Liv Ullmann, l'accoucheuse du malheur des autres, qui nous implique directement en parlant à la caméra dans deux séquences clin d'œil, au début et à la fin du film.

Téléfilm d'Ingmar Bergman
(Suède, 2002, 1h47mn, VF)
Scénario : Ingmar Bergman
Avec : Liv Ullmann (Marianne), Erland Josephson (Johan), Julia Dufvenius (Karin), Börje Ahlstedt (Henrik), Gunnel Fred (Martha)
Image : Raymond Wemmenlöv, Per-Olof Lantto, Sofi Stridh, Jesper Holmström, Stefan Eriksson
Décors : Göran Wassberg
Montage : Sylvia Ingemarsson
Production : SVT, ZDF, ORF, ZDF-Enterprises, Network Movie, DR, NRK, RAI, YLE 1, Nordiska TV Samarbetsfonden, Nordisk Film, Och TV Fond"

 

 
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