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12/11/2007

Pour Sarkozy, les Bretons sont toujours des cons !

 

Décidément Nicolas Sarkozy n'aime pas les Bretons. C'est la deuxième fois que le président de la République emploie une insulte pour parler des Bretons.
La première fois, c'était à la fin de la campagne électorale. Dans son livre, "L'aube, le soir ou la nuit" l'écrivaine-groupie Yasmina Reza relate que Nicolas Sarkozy, furieux, se retrouve sur la côte bretonne et gueule un :
"Je me fous des Bretons. Je vais être au milieu de dix connards entrain de regarder une carte!"
Une phrase qui, en Bretagne, n'était pas passée inaperçue... De très nombreux bretons s'étaient sentis insulter par Nicolas Sarkozy. Il faut dire qu'on le serait à moins.
Et voilà que le président récidive.
Si la première fois on pouvait mettre l'insulte sur le compte de la fatigue (quoi que !) là, mardi dernier, on découvre que Nicolas sarkozy utilise les mêmes termes pour décrire les Bretons.
La scène filmée par France 2 n'a pas fait la Une de l'ouverture des JT. Ces derniers ont préféré montrer la scène où le président de la République se montre sous un angle plus favorable, prêt à en découdre avec un manifestant en colère. C'est quand même mieux de montrer un Nicolas Sarkozy viril qu'un président insultant un peuple.
Donc cette scène a eu lieu, mardi dernier, à l'occasion de la visite particulièrement mouvementée de Nicolas sarkozy aux marins-pêcheurs bretons.
Cette courte séquence se passe juste après la réunion du chef de l'Etat avec les grévistes. Nicolas Sarkozy s'adresse à un des manifestants. Et le dialogue ci-après est assez surréaliste:
- Le président : "Mais... je vous ai amené le beau temps"
- Le manifestant : "Ici, il pleut que sur les cons"
- Le président : "Eh bien, il doit pleuvoir souvent alors!"
- Le manifestant : "Ça veut dire quoi? Que les Bretons sont des cons?"
- Le président : "Non, non. Ça veut dire qu'il y en a et que j'en connais"
Et de deux !
A l'évidence, cette scène, si les médias en avait fait leurs choux-gras aurait eu un retentissement national. Mais voilà, le choix des médias s'est porté sur la scène "virile" de Nicolas Sarkozy.
Dommage ! Car la vidéo présentée ci-dessus est assez caractéristique du personnage, qui, depuis son accession à la présidence de la République n'en finit pas de s'énerver et de perdre son sang froid. Ce qui n'est pas très bon pour son image. Mais voilà, cette semaine c'est un Nicolas Sarkozy viril qui a fait le tour des rédactions et non pas celui qui manie l'insulte si facilement à l'encontre des Bretons.

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05/06/2007

MONSIEUR FRANÇOIS FILLON, JE ME SENS INSULTÉ PAR VOS PROPOS

 

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Alors comme ça, monsieur François Fillon, la candidate pour laquelle j'ai voté dernièrement,  "joue à colin-maillard avec l'Histoire"!

Alors comme ça, monsieur le Premier Ministre, le candidat pour lequel je m'apprête à voter dimanche  "n'ose plus aimer la France" !

Alors comme ça, monsieur le futur député de la Sarthe, le parti pour lequel j'ai voté "pratique la justice sociale comme on offre un caramel mou du bout des doigts, à la sortie de la kermesse dominicale" ! 

Mais monsieur François Fillon, qui êtes vous donc pour dénigrer à ce point ces 47 % de Français qui, à l'occasion des élections présidentielles, ont porté leurs suffrages sur Ségolène Royal ?

Votre large victoire ne vous permet pas de nous traiter de la sorte !

Votre "tsunami bleu" prévu par l'ensemble des instituts de sondage, dimanche prochain, ne vous autorise pas à nous insulter ! 

 En vous enflammant de la sorte, hier soir à Lyon, j'ai été meurtri par vos propos. Et au-delà, vous avez insulté ma famille, qui a toujours été de gauche, qui a toujours voté à gauche, mais qui a toujours eu le respect des autres.

Alors je n'aime plus la France ? Alors si je comprends bien, il va falloir que je parte ... Vos propos sont un peu la suite logique du candidat Sarkozy qui déclarait lors d'un meeting " si vous n'aimez pas la France, il faut la quitter..."

Mais monsieur le premier Ministre, je suis autant Français que vous. Quelles sont les raisons de votre haine ? Vous rêvez d'un pays à parti unique ? Vous imaginez une France sans opposition ?  

En insultant la gauche de cette façon honteuse, j'ai pensé à ceux de ma famille qui se sont battus contre le fascisme, contre le nazisme... A mon grand père, homme de gauche jusqu'à la fin de sa vie, qui fut lieutenant-colonel d'infanterie et qui fit notamment la campagne de Pologne... Et au delà, j'ai eu une pensée pour mon aïeule qui fut la première femme de France à recevoir la Légion d'Honneur.  En 1851, à 79 ans, Angélique-Marie Duchemin, sous-lieutenant aux Invalides, est devenue la première femme chevalier de la Légion d'honneur pour ses services militaires sous la Révolution française. 

Monsieur le premier Ministre, je déplore votre attitude sectaire. Votre large victoire ne doit pas être une victoire revancharde. Vous devez accepter qu'il y ait des citoyens, dans notre pays, qui ne pensent pas comme vous. Il me semble que c'est la base même de la démocratie. 

Voilà, monsieur le premier Ministre ce que je voulais vous dire aujourd'hui. Votre discours d'hier m'a profondément blessé. Et au-delà, vous avez sali la mémoire des membres de ma famille qui sans être des militants encartés furent toujours des électeurs de gauche.
 
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