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23/10/2007

La loi du talion tellement actuelle

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Hier, dans de nombreux établissements scolaires, des professeurs ont lu la lettre de Guy Môquet à sa maman. Une lettre émouvante et belle, d'un jeune résistant-communiste qui devait être fusillé par les nazis en représailles à l'assassinat d'un officier allemand.
Des décennies plus tard, les exécutions publiques pour délits d'opinions ou pour des actes de droits communs n'ont surtout pas disparues de la planète. En Chine, aux Etats-Unis, au Pakistan et dans tant d'autres pays, règne encore cette pratique saisissante d'horreur.
Cette photo a été prise en Iran, la semaine dernière. Elle ne concerne pas des condamnés pour opinions politiques. D'ailleurs il n'y en a pas. C'est bien connu.
Il s'agit d'une exécution en publique de trois personnes condamnées pour avoir commis des crimes de viol et d'abus sexuels. Cette scène se passe dans la ville de Shiraz à 1 000 kms au sud de Téhéran. La pratique ancestrale de "la loi du talion" a encore de beaux jours devant elle. Hélas !

photo AFP 

19/09/2007

POUR BERNARD KOUCHNER : C'EST PAS MOI ... C'EST LES AUTRES !

 

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Le Chef de la diplomatie Française manque franchement de diplomatie… Et il n'est pas à sa première erreur ... ni certainement à sa dernière !

Les dernières déclarations de Bernard Kouchner sur l'Iran ont provoqué une vague de remous à travers le monde. Ainsi hier, après avoir reçu son homologue français à Moscou, Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a vivement critiqué l'idée de sanctions unilatérales et d'un recours à la force. À Téhéran, le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, a dit qu'il ne prenait pas les menaces françaises «au sérieux» !
De son côté Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations Unies, a appelé Téhéran à coopérer avec l'ONU, soulignant que les Nations Unies souhaitaient un règlement pacifique du dossier nucléaire iranien.
« Nous sommes convaincus qu'aucun problème moderne ne peut avoir de solution militaire et cela s'applique aussi au programme nucléaire iranien», a déclaré le chef de la diplomatie russe, à l'issue d'un entretien à Moscou avec son homologue français, Bernard Kouchner.
«La multiplication des informations faisant état de l'éventualité de sanctions militaires contre l'Iran inquiète la Russie. Il est difficile d'imaginer que ces sanctions apaisent les tensions dans la région», a souligné Sergueï Lavrov, rejetant l'idée de sanctions unilatérales prises par l'Union européenne ou les États-Unis. La Russie, qui entretient des relations étroites avec Téhéran, participe à la construction de la première centrale nucléaire iranienne.
Devant ce tollé général, à l'exception des Etats-Unis et d'Israël, Bernard Kouchner a nuancé ses propos alarmistes de dimanche au sujet d'un risque de guerre dans la crise du nucléaire iranien... Ainsi il  a assuré hier avoir «dit que le pire serait la guerre». «Tout doit être fait pour éviter la guerre». «Ca veut dire qu'il faut négocier, négocier, négocier sans relâche», a expliqué le ministre français des Affaires étrangères, qui a cependant défendu l'idée de sanctions dans le cadre de l'Union européenne. «Contrairement à mon ami Sergueï, je pense qu'il est nécessaire de travailler sur des sanctions», lesquelles montreront «le sérieux» que la France met dans la recherche d'une «solution pacifique» dans le cadre du droit international, a-t-il ajouté. Dans un entretien accordé au Monde lundi et publié hier, Bernard Kouchner note que, «s'il y a une nouvelle résolution de l'ONU, nous en serons heureux. S'il n'y en a pas, nous construirons en tout cas des sanctions.» Et les sanctions efficaces «sont celles des Américains: économiques, sur les grosses fortunes, les banques». Et aujourd'hui il rectifie le tir. Bernard Kouchner s'est dit être un partisan inconditionnel de la paix. A la sortie du Conseil des ministres il a notamment déclaré : «Ce que j'ai dit très clairement c'est qu'il faut éviter la guerre. Le pire, c'est la guerre. Donc, il faut l'éviter, et pour l'éviter, il faut négocier, négocier, négocier. C'est ce que nous faisons». Décidément, notre ministre des Affaires Etrangères ne sait pas se faire comprendre des journalistes ... Dès qu'il prononce une phrase... elle est déformée... et le voilà obligé de "rectifier le tir" ... Cela avait été le cas il y a quelques jours à la suite de ses propos sur la démission du premier ministre irakien ... A la suite de ses propos "aventureux" il avait dû présenter ses excuses ... En fait, pour Bernard Kouchner, ce n'est pas de sa faute ... c'est la faute des autres !  Et notamment les médias qui déforment ses propos …
Je vais m’aventurer à un léger conseil à Bernard Kouchner : et si, à l’avenir, il tournait sa langue sept fois dans la bouche avant de se lancer dans l’aventure … Cela permettrait, peut-être, d’obtenir un peu plus de sérénité pour notre diplomatie…

 
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